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Le Carnet bleu et sa transcription
Bruno Di Rosa

Rennes, Éditions Incertain Sens, 2005.
Préface: Pascale Borrel
Deux volumes, [194 pages], reliées, couverture rembordée, offset noir & blanc et une couleur, 17,5 x 11,5 cm.
Dépôt légal janvier 2005, 1000 exemplaires, ISBN 2-914291-11-6 et 2-914291-26-4, 15€ les deux volumes.




["Le Carnet Bleu compte à ce jour 31 carnets réalisés selon les mêmes contraintes : tous les jours une page de format 11 sur 17 cm à petits carreaux est produite ; elle s'ouvre par le dernier mot de la page du jour précédent. Chaque page est écrite au stylo bic bleu.
Le 31ème livre est un moment d'un processus continu, durable, par principe infini. Il en est un détail sans singularité parce qu'il est généré par ces contraintes définitives et parce que, comme les autres carnets, il vise un objectif constant."]
[..."Le 3lème livre du Carnet Bleu est doublement reproduit, par un fac-similé et par une « traduction » dactylographiée. Le texte original y a été corrigé et remanié en certaines de ses tournures. Par cette double présentation, les qualités de chacun des exemplaires se nuancent mutuellement. Parce que ces deux volumes se côtoient, le 3lème livre n'est ni l'édition d'un texte littéraire, élaboré comme entité finie, ni la reproduction d'un objet plastique. Ces volumes sont deux moments de l'existence d'un texte ; le fac-similé donne à percevoir son processus génératif. La présente édition est l'occasion de lui offrir une « doublure » qui, elle, sert la lecture.
Le 31ème livre est une ponction, un morceau arraché au vaste ensemble constitué des 31 carnets existants. Une page s'y écrit après une autre ; le travail se fait selon un processus additif, linéaire. La méthode d'écriture attache les pages les unes aux autres, donnant l'image d'un long ruban textuel ininterrompu.

C'est penser le texte du point de vue de l'acte d'écriture. Ce point de vue, le volume dactylographié le déplace : les pages y apparaissent comme entités isolables car l'égal remplissage des pages manuscrites est perdu, et qu'alors est amoindri l'effet de continuité de l'ensemble. La lecture peut se faire oublieuse de l'ordre chronologique de production et profiter, pour cheminer, de cette autre géographie dont le texte est ainsi doté."]

Extrait de la présentation de Pascale Borrel